Le Parlement européen approuve la directive sur le retour : « La proposition migratoire la plus importante de ces dix dernières années »

26 mars 2026

Le Parlement européen a approuvé le mandat relatif à la nouvelle directive européenne sur le retour. Cette décision permet enfin à l’Union européenne d’entamer des négociations avec le Conseil en vue de mettre en place une politique de retour plus stricte et plus efficace. « À mes yeux, il s’agit de la proposition la plus importante en matière de migration examinée par le Parlement européen au cours des dix dernières années », déclare l’eurodéputée Assita Kanko.

Une politique de retour plus rapide et plus efficace

Grâce à cette proposition, les ressortissants de pays tiers en séjour irrégulier dans l’UE pourront être renvoyés plus rapidement et de manière plus systématique. Aujourd’hui, cela ne se produit que dans environ 20 % des cas, selon les chiffres de la Commission européenne.

Les nouvelles règles visent à inverser cette tendance. Un ordre de retour européen sera instauré, permettant aux États membres d’exécuter mutuellement leurs décisions. Les procédures seront clarifiées et accélérées, tandis que les obligations de coopération seront renforcées pour les personnes sans droit de séjour.

Par ailleurs, l’UE entend intensifier sa coopération avec les pays tiers, notamment via la mise en place de centres de retour situés en dehors de son territoire.

Impact sur la sécurité et la criminalité

Selon l’eurodéputée Assita Kanko, cette proposition aura également des répercussions directes sur la sécurité, en particulier dans des villes comme Bruxelles. « Chaque jour, la police interpelle des jeunes en séjour illégal dans notre pays, qui deviennent dès lors des proies faciles pour les réseaux criminels. Ils sont notamment exploités dans le trafic de drogue. Faute de domicile fixe, nos services de police ont souvent l’impression de vider la mer à la petite cuillère. »

La directive offrira aux États membres davantage de moyens pour prévenir les disparitions dans la clandestinité et agir plus fermement lorsque cela s’avère nécessaire. Elle facilitera également le traitement de certaines personnes comme présentant un risque pour la sécurité. « Cela permettra, le cas échéant, d’introduire des dérogations importantes, comme des interdictions d’entrée sans limitation de durée ou des périodes de détention supérieures à 24 mois », précise Assita Kanko.

La crédibilité en jeu

Pour l’eurodéputée Assita Kanko, la crédibilité de la politique migratoire est en jeu. « Si 80 % des demandeurs d’asile déboutés ne peuvent pas être renvoyés, c’est que le système ne fonctionne tout simplement pas. Nous devons parvenir à une situation où les décisions de nos services d’immigration sont effectivement appliquées. C’est une Obligation Une obligation est un prêt accordé à une entreprise ou à une autorité qui est remboursé avec un intérêt. Contrairement aux actions, la plupart des obligations ont une durée et un intérêt fixes. Cet intérêt est généralement payé annuellement. De ce fait, les obligations impliquent en règle générale un risque moindre que les actions. obligation vis-à-vis de nos citoyens. »

Elle souligne que 40 à 50 % des demandes d’asile dans l’UE sont rejetées, alors qu’une minorité seulement des personnes concernées quitte effectivement le territoire. « Grâce à ce compromis solide, la politique européenne d’asile se dote enfin d’un véritable volet final. Nous envoyons ainsi un signal clair aux citoyens européens : leurs préoccupations concernant la migration illégale et la criminalité organisée sont prises au sérieux », conclut Assita Kanko.

La législation définitive ne sera adoptée qu’après la conclusion du trilogue avec le Conseil. Les négociations peuvent désormais commencer.

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