La prévention contre le VRS protège les bébés… et allège les dépenses de santé

1 juillet 2026
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Le remboursement de l’immunisation contre le VRS pour les nourrissons et la vaccination des femmes enceintes portent clairement leurs fruits. Les premiers résultats montrent non seulement une forte baisse du nombre d’hospitalisations chez les très jeunes bébés, mais aussi des économies substantielles pour le système de santé. C’est ce qui ressort des chiffres demandés par la députée Kathleen Depoorter. « Mais le plus grand bénéfice reste celui des parents qui n’ont pas à voir leur bébé lutter pour chaque respiration en soins intensifs », souligne Kathleen Depoorter.

Moins de bébés hospitalisés

Les données préliminaires de Sciensano et du groupe belge d’étude pédiatrique sur le VRS montrent une diminution marquée des hospitalisations liées au VRS chez les nourrissons de moins de six mois depuis l’introduction du remboursement de la protection préventive contre le virus. La gravité des infections semble également diminuer.

Selon les premières évaluations, cette évolution redonne aussi de l’air aux services de pédiatrie. « Alors que le pic de VRS entraînait auparavant des services saturés et une forte pression sur les infirmiers, les infirmières et les pédiatres, les professionnels de santé disposent aujourd’hui à nouveau de davantage de temps pour offrir des soins de qualité à tous les enfants. »

L’évaluation définitive est toujours en cours, mais les premiers résultats confirment, selon les chercheurs, les bénéfices d’une approche préventive pour la santé publique.

La prévention est aussi rentable

Les bénéfices ne se limitent pas à la santé des jeunes enfants : l’investissement s’avère également judicieux sur le plan économique.

Pour Abrysvo, le vaccin contre le VRS destiné aux femmes enceintes, l’INAMI estime les économies à près de 17 millions d’euros sur la période 2025-2027. Ces gains s’expliquent principalement par la diminution du nombre d’hospitalisations. L’INAMI n’a toutefois pris en compte que les coûts médicaux directs. Les absences professionnelles des parents, les soins ambulatoires et les éventuels bénéfices à plus long terme pour la santé n’ont pas été intégrés dans ce calcul. Les retombées pour la société sont donc probablement encore plus importantes.

Beyfortus (nirsévimab), qui protège les nourrissons contre le VRS, démontre lui aussi son intérêt économique. Bien que son remboursement représente un investissement conséquent, la Commission de remboursement des médicaments a calculé que, chez les bébés prématurés, ce traitement permettrait une économie nette de plus de 1,5 million d’euros sur trois ans. La diminution des infections respiratoires graves, des hospitalisations et des admissions en soins intensifs compense une part importante de son coût.

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