La plus longue durée de séjour en Wallonie met l’accueil des demandeurs d’asile sous pression

27 janvier 2020
Le gouvernement résiduel dépense davantage pour l’accueil des demandeurs d’asile et réduit le budget affecté à la politique de retour

Selon une question parlementaire de la N-VA, la durée de séjour des demandeurs d’asile dans le système communal wallon est en moyenne deux mois plus longue qu’en Flandre, ce qui fait grimper les coûts de 5 millions d’euros par an, en partant d’une moyenne forfaitaire de 40 euros par place occupée.

Le coût de l’accueil local des demandeurs d’asile est considérable. « Il est de 40 euros par adulte. La durée de séjour doit donc être réduite au maximum, dans l’intérêt à la fois de la société et du demandeur d’asile. Les francophones semblent y accorder moins d’attention, ce qui fait grimper inutilement les coûts. » La N-VA souligne la pression inacceptable exercée sur le système d’accueil : « La plus longue durée de séjour en Wallonie peut être due aux procédures d’appel plus longues côté francophone, mais aussi à un certain laxisme lors de l’expulsion des demandeurs d’asile déboutés. »

Faire la clarté sur les dépenses

La N-VA souhaite plus de clarté sur les dépenses. L’accueil d’urgence doit rester un accueil d’urgence. Dans la pratique, toutes sortes de frais sont remboursés, comme des tickets de cinéma ou des abonnements de fitness. « Il faut rapidement y mettre un terme. Seuls le gîte et le couvert doivent être accordés, comme le prévoit l’Europe. La ministre affirme également prévoir uniquement le logement, l’alimentation, les vêtements, l’accompagnement social et l’argent de poche. »

La N-VA réclame une solution : « Accueillir les demandeurs d’asile pour une durée inutilement longue revient à organiser sa propre pénurie de places et sa propre crise de l’accueil. »

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