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La N-VA veut lutter contre les boutiques en ligne opaques qui ne disposent pas d’une adresse de retour dans l’Union européenne
Vous avez repéré une bonne affaire en ligne ? Quelques clics suffisent et votre commande est en route.
Mais lorsque vous souhaitez renvoyer le produit, le site marchand devient introuvable ou vous demande d’expédier le colis, à vos frais, à l’autre bout du monde.
Ce problème est de plus en plus fréquent avec les boutiques en ligne qui fonctionnent selon le modèle du dropshipping. La députée Lieve Truyman souhaite mieux protéger les consommateurs contre ces pratiques.
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Avec le dropshipping, une boutique en ligne vend des produits qu’elle ne stocke pas elle-même. Dès qu’un client passe commande, le produit est expédié directement par un fournisseur externe, souvent situé hors de l’Union européenne. En soi, ce système n’a rien d’illégal.
Le problème, c’est que de nombreux sites se présentent comme des vendeurs locaux ou européens, alors que les produits sont en réalité expédiés directement depuis la Chine ou un autre pays tiers. Les consommateurs ignorent ainsi souvent à qui ils achètent réellement et vers qui se tourner en cas de problème.
Les difficultés apparaissent surtout lorsqu’il s’agit d’introduire une réclamation ou de renvoyer un article. Les consommateurs se heurtent à des services clientèle injoignables, à des coordonnées peu claires ou à des adresses de retour situées hors de l’Union européenne. Dans ces conditions, le droit légal de rétractation de 14 jours devient bien souvent impossible à exercer dans les faits.
Une adresse de retour obligatoire dans l’Union européenne
Pour remédier à cette situation, Lieve Truyman a déposé une proposition de loi, examinée pour la première fois aujourd’hui en commission de l’Économie de la Chambre.
Le dropshipping resterait autorisé, mais les boutiques en ligne seraient désormais tenues de disposer d’une adresse physique de retour au sein de l’Union européenne et de l’indiquer clairement sur leur site.
« Les consommateurs qui achètent en ligne doivent pouvoir exercer leurs droits de manière effective. Aujourd’hui, ils se retrouvent confrontés à des frais de retour exorbitants vers l’Asie ou à des vendeurs introuvables. C’est inacceptable », déclare Lieve Truyman.
Selon la N-VA, cette proposition est bénéfique non seulement pour les consommateurs, mais aussi pour les entreprises qui respectent déjà les règles européennes.
« Toute entreprise qui vend sur notre marché doit également assumer ses responsabilités envers nos consommateurs. Les mêmes règles doivent s’appliquer à tous », conclut Lieve Truyman.