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La N-VA souhaite une étude plus approfondie sur le coût économique de la migration
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À la demande des anciens ministre des Finances Johan Van Overtveldt et secrétaire d’État à l’Asile et à la Migration Theo Francken, la Banque nationale de Belgique a réalisé une enquête inédite sur le coût économique de la migration. L’étude a été publiée à l’automne 2020. Au nom de la N-VA, Theo Francken, Yoleen Van Camp, Darya Safai et Christoph D’Haese demandent maintenant une étude plus approfondie.
Theo Francken salue le travail méritoire de la Banque nationale. « Le fait d’avoir enfin pu briser le tabou belge sur le calcul du coût économique de l’immigration est déjà une excellente chose. Mais nous ne devons pas en rester là. Il faut poursuivre le travail, car tout n’a pas encore été clarifié. »
Yoleen Van Camp : « Calculer le coût de l’immigration sur la base du cycle de vie »
Yoleen Van Camp rejoint Francken. « Lors des auditions consacrées aux résultats de l’étude, des remarques d’ordres scientifique, économique et démographique ont été formulées concernant la méthodologie utilisée. Le coût de l’immigration a été calculé sur la base d’un instantané et non du cycle de vie. On a ainsi prétendu de manière trompeuse que la deuxième génération de migrants contribuait davantage à la société que les allochtones. Il ressort des auditions que ce n’est pourtant pas le cas. Il faut donc maintenant effectuer le calcul sur le base du cycle de vie afin de comparer ce qui est comparable. D’après la Banque nationale, toutes les données pour ce faire sont disponibles. Alors qu’attend-on ? »
Darya Safai : « Calculer le coût de la migration illégale »
Darya Safai souligne le fait que malgré la demande explicite de la N-VA, le coût de la migration illégale sous toutes ses facettes n’a pas été calculé. « Le modèle d’asile européen ayant échoué, la grande majorité des demandeurs d’asile déboutés restent illégalement sur le territoire de l’UE. Les coûts sont immenses, de l’accueil au retour, en passant par la criminalité et les nuisances. Pourquoi n’en a-t-on pas tenu compte ? La N-VA rejette le modèle actuel de droit de séjour après un voyage illégal et opte résolument pour le modèle australien. »
Christoph D’Haese : « Un examen approfondi en fonction de la région d’origine »
Dans notre résolution, nous demandons également un examen approfondi du coût économique de l’immigration en fonction de la région d’origine, explique Christoph D’Haese. « La recherche internationale montre en effet qu’il existe des différences entre les groupes de migrants, mais il est difficile d’en parler. »
Theo Francken : « Le début d’un débat sans tabou en matière de migration »
Pour Theo Francken, l’étude de la Banque nationale ne doit surtout pas être une fin en soi. « Elle doit marquer le début d’une recherche structurelle et sans tabou en matière de démographie et de migration. Dans les pays anglo-saxons, les coûts et bénéfices de la diaspora sont analysés et abordés en toute transparence depuis des décennies. Nous devons faire de même. Ce n’est qu’à partir de ce moment-là que nous pourrons mener un débat rationnel sur la migration et la démographie. »