La N-VA s’oppose à la francophonisation de la police aéroportuaire et demande au gouvernement fédéral un plan d’action détaillé

2 avril 2021
l’aéroport

Les députés fédéraux N-VA Theo Francken et Sigrid Goethals s’opposent vivement à la francophonisation de la police aéroportuaire et demandent au gouvernement fédéral un plan d’action détaillé : « Après la scission de la province unitaire du Brabant flamand et celles de la circonscription électorale de Bruxelles-Hal-Vilvorde et de l’arrondissement judiciaire avec création d’un propre parquet Hal-Vilvorde, une francophonisation de la police aéroportuaire nous ramènerait plusieurs décennies en arrière. » 

Agents francophones

Nous faisons face à une pénurie d’agents de police, surtout en Flandre. La direction de la police fédérale aurait donc proposé en début d’année d’envoyer des agents francophones à l’aéroport de Zaventem, sur un territoire unilingue néerlandophone. « Un accord permettrait de créer une unité de police francophone à l’aéroport, dans une commune flamande unilingue. Outre les problèmes juridiques et pratiques qu’elle suscite, cette proposition de francophonisation de la périphérie flamande est totalement inacceptable », estime Theo Francken.

Pour Sigrid Goethals, les recrutements au sein de la police aéroportuaire doivent se concentrer exclusivement sur les néerlandophones. « Le recrutement d’agents de police ne parlant pas le néerlandais à cause des difficultés rencontrées pour pourvoir ces postes constituerait un dangereux précédent pour la périphérie flamande. Pourquoi les gardiennes d’enfants, les facteurs ou les employés de guichet devraient-ils parler le néerlandais si même les agents de police ne le doivent pas ? Il s’agit là aussi d’emplois en pénurie. »

Besoin d’agir

Les députés brabançons refusent d’attendre un accord politique et envoient d’ores et déjà un signal au gouvernement Vivaldi. « Il faut agir d’urgence pour compléter la réserve de recrutement et rendre le métier d’agent de police aéroportuaire néerlandophone plus attrayant », explique Francken. « En tant que principal hub économique de notre province, l’aéroport de Zaventem est un environnement multiple et fascinant, avec des défis spécifiques en matière de sécurité. L’idée de monotonie qui lui est parfois associée est injuste. »

« La solution est double », explique Goethals. « Nous devons renforcer notre police aéroportuaire à travers des campagnes de promotion volontaires et une forte augmentation des moyens. Cette injection financière doit aller intégralement aux investissements promis et aux primes pour nos agents. Une prime BRUNAT spécifique, par exemple, serait tout à fait opportune quand on pense à tous les défis en matière de sécurité qui sont venus s’ajouter depuis les attentats de 2016. »

Les choses avancent

Les députés fédéraux N-VA se montrent optimistes après la récente annonce d’un nouveau bâtiment de police à Zaventem. « Ce dossier est passé à la vitesse supérieure et constitue une première étape importante dans la revalorisation de la police aéroportuaire. Hier, la Chambre des représentants a pris en considération notre résolution dans laquelle nous recommandons vivement à la ministre de l’Intérieur Annelies Verlinden de renforcer la police aéroportuaire de Zaventem au moyen d’agents néerlandophones et de dire clairement non aux projets de francisation. Après la scission de la province unitaire du Brabant flamand et celles de la circonscription électorale de Bruxelles‑Hal‑Vilvorde et de l’arrondissement judiciaire avec création d’un propre parquet Hal‑Vilvorde, une francophonisation de la police aéroportuaire nous ramènerait plusieurs décennies en arrière. C’est inacceptable », concluent Francken et Goethals. 

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