La N-VA dénonce l’absence de personnel soignant néerlandophone dans le centre de vaccination de Bruxelles

2 mars 2021

« Il s’agit d’une situation illégale, inacceptable et potentiellement mortelle. » Dans le centre de vaccination du Heysel, le plus grand du pays, les Bruxellois néerlandophones ne peuvent pas bénéficier d’un accompagnement ni d’explications en néerlandais. La FAQ post-vaccin, qui contient des informations essentielles pour les personnes vaccinées, n’est elle aussi disponible qu’en français, déplore le député bruxellois Gilles Verstraeten. « Il est grand temps que la ministre Van den Brandt prenne ses responsabilités en tant que ministre néerlandophone de la Santé et défende les néerlandophones de Bruxelles. »

L’importance d’avoir des informations dans sa propre langue

Des Bruxellois qui se sont rendus au centre de vaccination du Heysel, le plus grand du pays, ont expliqué ne pas avoir pu bénéficier d’un accompagnement ni d’explications en néerlandais. Selon un témoignage, les soignants n’ont pas trouvé problématique le fait que la personne concernée ne comprenne pas tout, alors même qu’elle posait des questions sur l’utilisation de médicaments. « Cette situation est totalement inacceptable. Il est essentiel que les Bruxellois néerlandophones reçoivent des informations dans leur langue et puissent communiquer. On risque autrement de créer des situations potentiellement mortelles », explique Verstraeten.

Aucun respect pour les néerlandophones

Verstraeten se pose de sérieuses questions quant au service proposé dans les centres de vaccination bruxellois, et par extension dans les centres de test, censé être bilingue en vertu de la loi. « Nous apprenons ainsi que les néerlandophones sont traités de manière irrespectueuse dans le centre de test de Bruxelles-Midi et que la communication écrite ne se fait qu’en français. Je compte bien interroger le ministre de la Santé bruxellois Maron dès ce jeudi. »

Van den Brandt doit prendre ses responsabilités

Elke Van den Brandt doit prendre ses responsabilités en tant que ministre néerlandophone de la Santé, estime Verstraeten : « Son absence tout au long de cette crise n’est plus acceptable. Je lui demande de s’affirmer, d’exercer ses compétences et de protéger les Bruxellois néerlandophones. »

Qu’avez-vous pensé de cet article?

Indiquez ici votre score personnel
Le score moyen est de