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La N-VA critique l’obligation d’afficher le Nutri-Score dans les publicités : « Les médias flamands pénalisés, les géants de la tech épargnés »
Si le ministre fédéral de la Santé publique Frank Vandenbroucke (Vooruit) obtient gain de cause, l’affichage du Nutri-Score deviendra bientôt obligatoire dans les publicités télévisées, en ligne et dans la presse écrite. Certains partis plaident même pour une interdiction totale ou partielle de la publicité pour les aliments malsains. La députée fédérale Lotte Peeters et la députée flamande An Hermans émettent toutefois de sérieux doutes sur ces propositions.
« La prévention et une alimentation saine sont essentielles », soulignent-elles. « Mais ces mesures pénalisent avant tout notre propre secteur médiatique, tandis que les entreprises étrangères des réseaux sociaux restent hors d’atteinte. »
Les budgets publicitaires risquent de partir à l’étranger
Selon la N-VA, ces propositions pourraient manquer leur objectif. Les chaînes de télévision, radios et médias écrits flamands seraient contraints d’afficher le Nutri-Score, alors que ces règles ne s’appliqueraient pas aux plateformes internationales comme TikTok, Instagram ou YouTube.
« Les annonceurs déplaceront simplement leurs budgets vers des plateformes étrangères où cette Obligation Une obligation est un prêt accordé à une entreprise ou à une autorité qui est remboursé avec un intérêt. Contrairement aux actions, la plupart des obligations ont une durée et un intérêt fixes. Cet intérêt est généralement payé annuellement. De ce fait, les obligations impliquent en règle générale un risque moindre que les actions. obligation n’existe pas », avertit An Hermans. « Cela affaiblira notre propre secteur médiatique, sans aucune garantie que les jeunes verront moins de publicités pour des produits malsains. »
Un système encore trop peu clair pour les consommateurs
Lotte Peeters et An Hermans soulèvent également des questions de fond concernant l’utilisation du Nutri-Score dans la publicité.
« Tous les consommateurs ne comprennent pas précisément le fonctionnement de ce système », explique Lotte Peeters. « Une pizza affichant un Nutri-Score B ne devient évidemment pas un repas sain pour autant. Ce label sert uniquement à comparer des produits au sein d’une même catégorie. »
Selon la N-VA, rendre cette mention obligatoire risque surtout de semer davantage de confusion, sans effet démontré sur les habitudes alimentaires.
An Hermans et Lotte Peeters craignent donc que ces propositions n’apportent que peu de résultats tout en nuisant au secteur médiatique flamand : « Nous devons éviter des mesures qui nous coûtent davantage qu’elles ne nous rapportent. »