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La N-VA appelle le Parlement européen à faire preuve de plus de réalisme face à la crise de l'asile
Dans le cadre de la révision du système de visa européen, le Parlement européen va au-delà des propositions de la Commission européenne et des États membres. Il opte, par exemple, pour l’introduction du visa Schengen humanitaire et une possible exemption de visa à la frontière grecque-turque. « De cette manière, le Parlement européen prouve une fois encore qu’il ne s’attache pas suffisamment à une véritable approche globale », affirme la parlementaire européenne Helga Stevens. « Pire encore : il présente constamment des mesures qui augmentent encore l’afflux de nouveaux arrivants vers l’UE ! Alors que nous avons d'abord besoin de mesures en vue de renforcer nos frontières. C’est une approche de l’asile irréaliste que notre délégation N-VA ne peut pas soutenir », conclut-elle.
À l’origine, le nouveau système de visa devait être une question de meilleure réglementation. « Mais au lieu de se concentrer sur une déclaration électronique et une procédure rationnelle pour les visas touristiques ou d’affaires pour la zone Schengen, les partisans d’une Europe traditionnaliste ont ouvert plus grand encore la porte aux demandeurs d’asile. Les visas humanitaires qu’ils veulent introduire témoignent d’une vision dépassée », critique Stevens. « Nous ne pouvons pas ouvrir massivement les frontières à tous les demandeurs d’asile qui veulent se rendre en Europe. La N-VA estime qu’un nombre aussi élevé que possible de réfugiés doivent bénéficier d’un accueil de qualité, mais que nous devons organiser cet accueil essentiellement et prioritairement dans la région d’origine, et donc, par définition, pas toujours au sein de l’UE. »
Approche globale requise
Pour la N-VA, chaque nouvelle série de mesures en matière d'asile doit aussi s'inscrire dans une approche globale. « Mais le Parlement n’a de cesse de nous montrer son côté le plus naïf. Nous avions déjà observé le même phénomène lors du vote précédent concernant le plan de répartition pour 160 000 demandeurs d’asile. À l’époque également, l'accent avait été mis uniquement sur l'afflux, sans être préalablement lié au renforcement des frontières. » Si le Parlement n’ouvre pas les yeux, nous devrons une fois de plus compter sur les États membres, estime Stevens. « Le Conseil des ministres devra alors à nouveau faire en sorte qu’il soit fait preuve de bon sens lors des négociations avec le Parlement. Le Conseil partage déjà notre point de vue réaliste : des frontières extérieures solides et un accueil dans la région d’origine, telles doivent être nos priorités principales. Et les États membres ont également mis sur table les push-backs, que l’on disait impossibles, ainsi que les plafonds des demandes d’asile. »