La ministre Anneleen Van Bossuyt met fin aux abus : les Brésiliens ne recevront plus d’aide au retour

11 janvier 2026
Anneleen Van Bossuyt

La ministre de l’Asile et de la Migration, Anneleen Van Bossuyt, a décidé de mettre un terme à l’aide à la réintégration pour les ressortissants brésiliens. Selon elle, le système était détourné de son objectif initial.

« Le retour volontaire et la réintégration sont des outils utiles, mais pas pour ceux qui cherchent simplement à en tirer un avantage financier. Les abus s’arrêtent ici », affirme la ministre.

En 2025, 3.122 personnes sont retournées volontairement dans leur pays d’origine, dont 953 Brésiliens – soit plus de 30 % du total. En 2024, ils étaient déjà près de 1.000. La majorité des Brésiliens arrivant en Belgique n’entament cependant aucune procédure d’asile ou de séjour. Après un long séjour illégal, ils sollicitent une aide au retour. Cette tendance, combinée à une arrivée importante de Brésiliens connaissant manifestement les mécanismes d’aide disponibles, suggère que le système était bien connu au Brésil et constituait même un facteur d’attractivité.

« En théorie, cette aide vise à encourager le retour volontaire. Mais quand on constate qu’elle est détournée, qu’elle incite même à séjourner illégalement en Belgique, il faut savoir y mettre fin. En tant que responsable politique, il faut avoir le courage de stopper ce qui ne fonctionne pas », insiste Anneleen Van Bossuyt.

« Le retour reste la pierre angulaire de notre politique d’asile. Volontaire si possible, forcé si nécessaire. »

À partir du 1er décembre 2025, les Brésiliens qui choisissent de rentrer volontairement dans leur pays ne recevront donc plus d’aide à la réintégration. Cette aide représentait jusqu’à présent entre 1.000 et 2.500 euros par adulte. Ce n’est pas une première : la ministre avait déjà supprimé la prime de retour pour les Moldaves, après des signes clairs de fraude. Avec effet immédiat : le nombre d’arrivées de Moldaves a fortement chuté en 2025 par rapport à la même période en 2024.

Par cette mesure, la ministre Van Bossuyt entend s’assurer que l’aide bénéficie à ceux qui y ont réellement droit et que la politique de retour conserve sa crédibilité.

« Le retour reste la pierre angulaire de notre politique d’asile. Volontaire si possible, forcé si nécessaire. »

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