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Kris Van Dijck sur le Mercosur : « Le Parlement européen joue avec l’autonomie stratégique et notre prospérité »
Le Parlement européen a décidé aujourd’hui de ne pas se prononcer, pour l’instant, sur l’accord commercial avec le Mercosur. Il souhaite d’abord attendre l’avis de la Cour de justice de l’Union européenne concernant la compatibilité de l’accord avec les traités. L’eurodéputé Kris Van Dijck réagit fermement : « Le Parlement européen pousse l’Union dans une impasse prolongée. »
Van Dijck souligne que la procédure devant la Cour devrait durer entre 18 mois et deux ans. « Dans un contexte où l’industrie européenne est déjà vacillante, c’est un nouveau coup de massue pour notre économie », déclare-t-il.
Coalition of the unwilling
Il pointe également du doigt la manière dont cette majorité a été obtenue. Selon lui, elle s’est formée grâce à une alliance temporaire entre les extrêmes : « Cette démarche a été soutenue par l’extrême gauche, les Verts et l’extrême droite, dans une véritable ‘coalition of the unwilling’. Que ces extrêmes se rejoignent pour bloquer des dossiers d’une importance stratégique majeure est extrêmement inquiétant et totalement irresponsable. »
Pour Van Dijck, cette décision va à l’encontre de l’autonomie stratégique de l’Europe. « Plus l’Europe dispose de partenaires fiables à travers le monde, plus notre Union se renforce », affirme-t-il. Bloquer cet accord commercial, selon lui, affaiblit la position stratégique de l’Europe et envoie un signal désastreux à d’autres partenaires potentiels : « Ils seront tout à fait en droit de se demander si l’Union européenne est encore un interlocuteur crédible. »
Il précise que l’impact se fera sentir en particulier dans les régions exportatrices comme la Flandre : « La Flandre est une économie ouverte, où un emploi sur trois dépend directement ou indirectement des exportations. Bloquer durablement les accords commerciaux, c’est jouer avec notre prospérité et notre emploi. »
Onzekerheid voor landbouwsector blijft
Enfin, Van Dijck insiste sur le fait que ce blocage n’apporte aucune réponse aux difficultés du secteur agricole. « Mettre tout en pause ne résout pas les défis structurels de notre agriculture. Au contraire, on ne fait qu’ajouter de l’incertitude », déplore-t-il.
« L’autonomie stratégique requiert de la puissance économique, des choix clairs et des partenariats internationaux – certainement pas une paralysie choisie », conclut Van Dijck.