Kathleen Depoorter : « Quiconque fait des victimes ne doit jamais avoir l’occasion de recommencer »

25 février 2026

Au sein du comité d’avis pour l’Émancipation sociale, une résolution a été adoptée afin de lutter plus fermement et plus efficacement contre les violences sexuelles et intrafamiliales. « Des mesures concrètes doivent permettre de mieux identifier les auteurs, d’assurer un suivi plus strict et de leur faire assumer une véritable responsabilité pour leurs actes », déclare la députée Kathleen Depoorter.

Trop souvent, les victimes passent entre les mailles du filet, les auteurs échappent aux radars ou le suivi fait défaut. Le Parlement entend désormais mettre fin à ces défaillances. « Quiconque prive une autre personne de sa sécurité, de son intégrité physique et de sa dignité ne doit jamais avoir l’occasion de recommencer. L’exécution des peines, les enquêtes et le suivi doivent être irréprochables. Chaque dossier abandonné, chaque risque sous-estimé peut conduire à une nouvelle victime », souligne la députée Kathleen Depoorter.

Prendre les risques au sérieux

La résolution s’articule autour de trois piliers :

  • Exécution des peines plus stricte
    Les auteurs de violences sexuelles feront l’objet d’un suivi plus long et plus rigoureux. La libération conditionnelle sera rendue plus difficile et, en cas de risque élevé de récidive, la mise à disposition du tribunal de l’application des peines pourra être prolongée. Les interdictions de domicile et les interdictions de contact avec des mineurs seront également renforcées.
  • Meilleure détection et instruction des dossiers
    La résolution préconise un renforcement des moyens de preuve, un recours accru aux analyses ADN et une approche ciblée pour réduire le nombre élevé de dossiers classés sans suite. Chaque victime mérite que sa plainte fasse l’objet d’un examen sérieux et approfondi.
  • Suivi plus étroit des auteurs
    Les auteurs devront obligatoirement suivre un traitement. Leur risque de récidive sera évalué de manière systématique et scientifique. Après leur libération, ils feront l’objet d’un contrôle renforcé, y compris, si nécessaire, par des dispositifs de surveillance électronique.

« La justice ne doit pas seulement sanctionner, elle doit aussi protéger. Il en va du droit de chaque femme, de chaque enfant et de chaque famille à vivre en sécurité. Protéger, c’est prendre au sérieux les auteurs et les risques qu’ils représentent. Toute personne présentant un risque de récidive ne peut être remise en liberté sans contrôle », conclut la députée Kathleen Depoorter.

Qu’avez-vous pensé de cet article?

Indiquez ici votre score personnel
Le score moyen est de