Jour V « Migration et intégration » : contrôler et superviser la migration

30 mars 2019

Comment aborder la migration de manière positive ? À l’occasion de son troisième jour V consacré au thème « Migration et intégration » et organisé au Square de Bruxelles, la N-VA a présenté son plan en dix points sur le sujet complexe de la migration. Différents orateurs et experts se sont exprimés sur ce sujet difficile. La conclusion des plus de 500 personnes présentes fut claire : nous devons pouvoir contrôler et superviser la migration. « Nous faisons face à ce problème car nous ne pouvons pas en faire autrement si nous voulons préserver notre économie florissante, notre bien-être social et notre cohésion sociale », a expliqué Theo Francken à la fin de ce jour V.

Des choix désastreux

« Avec l’interdiction de l’abattage sans étourdissement, nous sommes parvenus à placer les droits des animaux au-dessus des droits religieux. Pourrions-nous s’il vous plaît en faire de même pour les droits des femmes ? » Dans son discours d’ouverture, l’ex-secrétaire d’État à l’Égalité des chances et tête de liste à la Chambre dans le Limbourg Zuhal Demir a mis le doigt là où ça fait mal. Elle a expliqué en quoi la prétendue « révolution de la raison » était en fait la « radicalisation de la lâcheté », abandonnant de très nombreuses jeunes musulmanes à leur triste sort de femmes. L’ancienne secrétaire d’État a mis au jour une dure réalité. « En tant que pays, nous avons trop longtemps pensé que la migration allait se régler d’elle-même. Et lorsque nous nous sommes retrouvés débordés, les gouvernements précédents ont réagi à travers des régularisations et des lois visant à faciliter l’obtention de la nationalité. Autant de choix désastreux », a conclu Zuhal Demir, sous un tonnerre d’applaudissements.

Grammaire de base de la citoyenneté

Après Zuhal Demir, le professeur de droit néerlandais Afshin Ellian est venu décrire sa vision de l’intégration et de la migration. Dans un discours ponctué d’anecdotes issues de sa propre vie, il a mis en garde face au danger d’un politiquement correct trop normatif. « Notre liberté s’arrête là où le politiquement correct est protégé par des lois », a expliqué le professeur. Il a plaidé pour une « grammaire de base de la citoyenneté », des aspects non négociables comme les principes de base de la constitution. « Un ordre juridique monoculturel est la condition nécessaire d’une société multiculturelle », a expliqué Afshin Ellian. Il est même allé plus loin : « Ce sont précisément les nouveaux arrivants qui devraient défendre nos valeurs, car ils savent de quoi il en retourne autrement. »

Une Europe plus assertive

Comme lors du jour V sur l’écoréalisme, des experts belges et étrangers ont aussi pris la parole samedi. La ministre flamande de l’Intégration civique Liesbeth Homans a modéré un débat animé entre l’anthropologue néerlandais Jan van de Beek, le professeur émérite Robert Cliquet de l’UGent, le professeur Mark Elchardus de la VUB, l’ancien directeur général des Affaires étrangères et ex-ambassadeur en Israël Mark Geleyn et le Dr Marion van San. Le panel d’experts a débattu de trois thèmes relatifs à la migration : souveraineté vs coopération internationale, migration active vs migration passive et Intégration La Flandre mène une politique d’intégration. Il s’agit d’une forme accompagnée, ciblée et dirigée d’intégration sociale de personnes d’origine étrangère dont l’objectif consiste à donner aux nouveaux-venus une place à part entière dans la communauté grâce à l’inclusion et non l’exclusion. L’intégration par entre autres des cours de langues et d’intégration a été concrétisée grâce à la participation de la N-VA au Gouvernement flamand depuis 2004 et à la désignation d’un ministre de l’Intégration. intégration (civique). La tendance générale est que l’Europe, et donc la Flandre, a besoin d’une migration contrôlée, avec en premier lieu des frontières extérieures fermées. L’Europe doit également se montrer plus assertive quant à la défense de ses valeurs telles que l’égalité hommes-femmes.

Contrôler la migration

Le mot de la fin est revenu à l’ex-secrétaire d’État à l’Asile et à la Migration Theo Francken. « La migration nous met face à des dilemmes en tant que parti et en tant que citoyens de notre communauté flamande », a expliqué Theo Francken, qui sera tête de liste à la Chambre dans le Brabant flamand. Il a expliqué comprendre le choix du migrant individuel de tout abandonner, par désespoir, et de partir à la recherche d’une vie meilleure. « Ne serait-il donc pas contraire à l’éthique de la part des autorités de contrôler et de superviser la migration ? », a demandé Theo Francken aux spectateurs présents dans la salle. La réponse fut bien évidemment « Nous pouvons contrôler la migration. » « Plus encore, nous le devons. Face à l’intérêt particulier du migrant individuel se trouve en effet l’intérêt général de l’ensemble de notre société », a expliqué Theo Francken, avant de décrire le plan en dix points sur la migration et l’intégration. La conclusion fut claire : nous devons absolument réfléchir à la façon d’organiser la migration.

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