Jour V « Énergie et Écologie » : l’écoréalisme allie progrès écologique et croissance économique

23 février 2019

« Pour un nationaliste flamand, prendre soin de son environnement et de ce petit bout de terre que l’on appelle Flandre va de soi. » La tête de liste à la Chambre en Flandre-Orientale Anneleen Van Bossuyt a présenté samedi au Flanders Expo de Gand, devant 800 personnes, le jour V « Énergie et Écologie ». Avec l’aide d’un panel d’experts, la N-VA a abordé en détail des thèmes comme le rôle du progrès technologique dans la réduction des émissions de CO2, l’approvisionnement en énergie, la biotechnologie et l’adaptation au changement climatique. L’orateur américain Michael Shellenberger et son plaidoyer pour l’énergie nucléaire ont été particulièrement appréciés. Résultat : un excellent congrès au cours duquel la N-VA a pu démontrer que son concept d’écoréalisme ne sortait pas de nulle part. « L’écologie n’est pas un sujet de gauche. Et oui, il est possible de combiner croissance économique et progrès écologique », a expliqué Anneleen Van Bossuyt.

50 ans d’environnement

Les verts n’apprécieront certainement pas, mais il y a 50 ans, la Volksunie devenait le premier parti politique de Belgique à aborder le thème de l’environnement lors de son congrès annuel. Ce sujet n’a plus jamais disparu du programme nationaliste flamand, pas même après que le parti est devenu la N-VA au début du siècle. Dans son discours d’ouverture, Anneleen Van Bossuyt a cité le journaliste du Knack Dirk Draulans : « La N-VA est aujourd’hui le parti le plus écologiste de Flandre. » Elle a également évoqué la nomination de Mark Demesmaeker pour le titre de meilleur eurodéputé dans la catégorie Environnement. En résumé, la N-VA est aux avant-postes en matière d’environnement également, a expliqué Van Bossuyt.

Débat sur l’écoréalisme

Dans le grand débat sur l’environnement, la N-VA mise pleinement sur l’écoréalisme. Écologie et économie doivent aller de pair, pour une Flandre plus verte, plus saine et plus durable. Dogmes, tabous et sentiments doivent céder la place à l’innovation, à la science et à la technologie. Un panel composé de cinq experts - Frank Beckx d’Essenscia Vlaanderen, le journaliste scientifique Bart Coenen, Maarten Dubois d’Ernst&Young, le professeur et docteur Dirk Inzé du Vlaams Instituut voor Biotechnologie (Institut flamand pour la biotechnologie) et le Dr John van Gompel de la réserve « Uitkerkse Polder » - a abordé en détail quatre thèmes actuels : le rôle du progrès technologique dans la réduction des émissions de CO2, l’approvisionnement en énergie, la biotechnologie et l’adaptation au changement climatique. La tendance générale est claire : la Flandre ne reste pas les bras croisés mais fait au contraire face aux défis climatiques et est même leader dans de nombreux domaines.

« L’énergie nucléaire sauve des vies »

Le militant écologiste Michael Shellenberger, président d’Environmental Progress, a prononcé un plaidoyer d’une heure en faveur de l’énergie nucléaire. Il a expliqué comment, à travers la lecture de documents scientifiques et de rapports officiels d’organisations comme les Nations unies, il était passé de jeune écologiste classique à militant pro-nucléaire. « L’énergie nucléaire sauve des vies car elle ne pollue pas. Chaque année, sept millions de personnes meurent du fait de la pollution atmosphérique. L’énergie nucléaire n’en génère pas », a expliqué Shellenberger. Au cours de son exposé taillé pour la Belgique, Shellenberger a tordu le cou à bien des préjugés sur l’énergie nucléaire, qu’il considère comme la meilleure solution énergétique disponible actuellement. Après son discours, l’Américain a pratiquement reçu une standing ovation, tant sa présentation fut appréciée. Découvrez ici l’intégralité de l’exposé de Michael Shellenberger (vidéo, 56:48).

Changer le monde

Lors de son discours de clôture, Anneleen Van Bossuyt a rappelé que la N-VA ne craignait nullement le débat sur le climat. « La discussion porte sur des éléments très concrets : garantir l’approvisionnement en énergie et en assurer l’abordabilité, mais aussi éviter six millions de tonnes de CO2, et ce pendant dix ans. Voilà les thèmes à aborder en vue des élections », a-t-elle expliqué, pleine de détermination. Elle a aussi invité Groen! à se montrer plus concret. « Des chiffres, Monsieur Calvo ! Je veux des chiffres ! » C’est à travers des applaudissements nourris que le public a marqué son approbation. Anneleen Van Bossuyt a conclu ce jour V avec un message d’espoir : « Les technologies développées actuellement en Flandre constituent le levier qui nous permettra de changer le monde. »

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