Jan Jambon : « Une nouvelle réduction d’impôts s’impose pour les travailleurs »

23 mars 2019
Jan Jambon

« Sans la N-VA, les réformes sont au point mort, on le voit très bien. » Ce week-end, l’ex-ministre de l’Intérieur Jan Jambon s’est exprimé au cours de différentes interviews pour De Tijd et Het Laatste Nieuws sur l’actualité politique à la lumière des élections du 26 mai. Jan Jambon sera tête de liste pour la Chambre à Anvers et candidat au poste de Premier ministre. « Si j’étais Premier ministre, j’agirais de manière plus énergique », explique Jan Jambon.

Responsabilité vis-à-vis du peuple

Interrogé sur ce qu’il ferait différemment de Charles Michel en tant que Premier ministre, Jambon répond : « Je me laisserais moins influencer par la société civile. Dans le monde politique belge, on part trop rapidement du principe que l’on ne peut pas changer la moindre virgule d’un accord des partenaires sociaux. Les syndicats et les organisations patronales ne sont pourtant pas des élus. Ils ne sont pas responsables vis-à-vis du peuple. Dans certains domaines, la primauté du politique a entièrement disparu et doit être rétablie. »

Le Confédéralisme Si nous voulons changer quelque chose structurellement, nous devons changer les structures. Le confédéralisme est le changement structurel qui devrait être opéré en Belgique. Dans une confédération, la Flandre et la Wallonie auraient toutes les compétences. Elles les exercent elles-mêmes, mais peuvent également décider de gérer conjointement certaines compétences au niveau confédéral, dans leur intérêt respectif. La logique est complètement inversée : au lieu de transférer certaines compétences du niveau fédéral à la Flandre et à la Wallonie, les compétences peuvent être cédées au niveau confédéral. La collaboration forcée est remplacée par une collaboration volontaire. Devoir devient vouloir. On structure à partir du bas au lieu de scinder à partir du haut. Le confédéralisme équivaut dès lors à décider ensemble ce que nous souhaitons faire conjointement. confédéralisme comme solution

Concernant le 26 mai, Jan Jambon prend toujours en compte l’ingouvernabilité de fait du pays si les sondages se révélaient exacts. « Voyez l’évolution en Wallonie, où la gauche et l’extrême gauche sont de plus en plus fortes. Nous ne poussons pas du tout à l’ingouvernabilité, mais cela pourrait bien être le résultat des élections. Notre solution s’appelle le confédéralisme. Chacun doit pouvoir faire ce qu’il veut au sein de deux démocraties. »

Réduction d’impôts pour les travailleurs

Sur le plan socio-économique, la N-VA compte en tout cas poursuivre sur la même voie. « Nous avons déjà fait de nombreux efforts pour les entreprises. Les cotisations sociales ont été réduites, de même que l’impôt des sociétés. Nous avons fait du bon travail, même s’il nous faut encore réduire la charge administrative. Mais pour les travailleurs, nous n’en avons pas terminé. Une nouvelle réduction d’impôts s’impose », explique Jan Jambon.

Position plus ferme en matière d’immigration

L’ex-ministre de la Sécurité et de l’Intérieur est également revenu sur la chute du gouvernement Michel I en raison du Pacte de Marrakech. « Je reste absolument convaincu que nous avons bien fait de refuser de signer ce pacte. Plus que jamais. Signer ce pacte de la main droite et distribuer des tracts électoraux pour une politique migratoire plus stricte de la main gauche aurait été impensable », explique Jan Jambon, qui place la barre plus haut pour le prochain gouvernement fédéral : « Je crains qu’il ne soit trop tard pour révoquer le pacte. Mais nous allons en revanche exiger de la Belgique une position plus ferme en matière d’immigration au niveau européen. »

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