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Jan Jambon, un an et demi après la formation du gouvernement De Wever : « Des réformes qui garantissent notre prospérité »
Dix-huit mois après l’entrée en fonction du gouvernement fédéral, le vice-Premier ministre Jan Jambon dresse le bilan de l’action du gouvernement De Wever dans le podcast de HLN, Het rapport van de Wetstraat. Malgré un contexte budgétaire particulièrement difficile, il se dit satisfait des nombreuses réformes de fond qui étaient restées en suspens pendant des décennies. « Depuis un an et demi, le gouvernement De Wever travaille d’arrache-pied », résume le vice-Premier ministre.
Un impressionnant bilan de réformes
Selon Jan Jambon, le gouvernement a engagé un véritable changement de cap. Là où les exécutifs précédents avaient longtemps hésité, l’équipe actuelle a pris rapidement les décisions nécessaires.
« Quand on voit les réformes que nous avons non seulement lancées, mais aussi fait adopter par le Parlement… c’est un résultat dont on peut être fier », souligne-t-il.
L’accent a été mis sur la viabilité à long terme de notre système de Sécurité sociale En Belgique, la sécurité sociale relève jusqu’à aujourd’hui du fédéral. Les principaux piliers de la sécurité sociale belge sont l’assurance maladie-invalidité (INAMI), les pensions, l’assurance-chômage et les allocations familiales, sans oublier les maladies professionnelles, les accidents du travail et les vacances annuelles. Certains partis flamands prônent depuis longtemps le transfert de (grands pans de) la sécurité sociale aux régions et communautés. sécurité sociale , avec la réforme des pensions comme pierre angulaire. Pour le vice-Premier ministre, cette réforme était indispensable afin de faire face au défi du vieillissement démographique.
« La Commission d’étude sur le vieillissement a publié une analyse qui montre que nous tenons nos engagements : nous réduisons de moitié la hausse des dépenses de pension. »
Le ministre estime qu’aucune nouvelle modification des règles en matière de pensions ne sera nécessaire durant cette législature.
« Je constate que cette réforme a déjà été difficile à faire accepter pour de nombreux partis. Je reste ouvert aux propositions. Mais, si j’écoute bien nos partenaires de coalition, ils considèrent que la réforme des pensions est désormais bouclée. »
Les récentes analyses du FMI Le Fonds Monétaire International (FMI) a été fondé en 1945 et est actif dans le domaine financier. Cette institution internationale est gérée et contrôlée par les 188 États qui en sont membres. Outre une stabilité financière, une collaboration monétaire et le commerce international, le FMI promeut et soutient l’emploi, la croissance économique durable et la lutte contre la pauvreté en octroyant des crédits, en offrant un soutien technique, en dispensant des formations spécialisées et en prodiguant des conseils aux autorités. Il surveille également les tendances financières. FMI confirment d’ailleurs que le gouvernement est sur la bonne voie : sans les réformes actuellement mises en œuvre, la situation économique aurait été de 2 à 3 % du PIB Le produit intérieur brut (PIB) correspond à la production totale de biens et de services au sein d’un pays, tant d’entreprises que des administrations. Il est généralement utilisé comme critère d’évaluation de la prospérité d’un pays. C'est la raison pour laquelle la N-VA surveille de près l’évolution du PIB belge. PIB plus défavorable.
Le travail doit davantage payer : la réforme fiscale
Autre priorité de la N-VA : creuser davantage l’écart entre le travail et l’inactivité. Jan Jambon défend donc avec conviction la réforme fiscale destinée à alléger la pression sur le travail.
Malgré les contraintes budgétaires, cette réforme reste essentielle à ses yeux.
« Il serait contradictoire d’affirmer que le travail doit être davantage récompensé, puis de remettre cette ambition en cause lors du prochain exercice budgétaire. Je ne vois pas cela arriver. »
Le vice-Premier ministre rappelle en outre que cette réforme est déjà inscrite dans la loi.
« Et pour modifier une loi, il faut une majorité au Parlement », rappelle-t-il à ses partenaires de coalition.
Trouver les 10 milliards
Jan Jambon reconnaît que réaliser de nouvelles économies constituera un véritable défi politique.
« Je pense que chacun arrivera à la table des négociations avec ses propres propositions. Chaque parti devra aussi accepter de dépasser certaines de ses lignes rouges, car l’exercice sera extrêmement difficile. Il faudra trouver un équilibre pour que les cinq partis puissent sortir des discussions la tête haute. Et surtout, pour pouvoir dire que nous avons réussi à combler le déficit de 10 milliards d’euros. »
Selon lui, des pistes existent notamment en matière de TVA.
« Mais cela concerne les recettes. À mon sens, notre véritable problème se situe du côté des dépenses, pas des recettes », affirme-t-il.
« Notre première responsabilité est donc d’examiner où nous pouvons encore supprimer des dépenses superflues et quelles nouvelles réformes restent possibles. »
Le vice-Premier ministre rappelle également que la prospérité est créée par les entrepreneurs et les travailleurs, et non par les pouvoirs publics.
« Les pouvoirs publics ne peuvent dépenser que les ressources générées par les entreprises. »
Pour Jan Jambon, la croissance économique constitue le moyen le plus rapide d’assainir les finances publiques, et soutenir l’esprit d’entreprise est donc essentiel.
« On peut prendre des mesures qui freinent la croissance économique, ou au contraire des mesures qui la stimulent. C’est clairement cette seconde voie que nous voulons suivre. »
Malgré les tensions au sein de la coalition, il reste déterminé.
« Je n’imagine pas qu’un des cinq partis veuille prendre la responsabilité de faire tomber le gouvernement dans les circonstances actuelles. Nous devons continuer à agir et poursuivre le travail jusqu’à ce que nous ayons trouvé ces 10 milliards d’euros. »
Les flexi-jobs, un atout
Ces derniers jours, certains ont critiqué les flexi-jobs, estimant qu’ils fragiliseraient la sécurité sociale. Jan Jambon défend toutefois ce système en s’appuyant sur les chiffres.
« Le principe même d’un flexi-job est qu’il vient s’ajouter à un emploi classique ou à une pension. C’est avantageux tant pour le travailleur que pour l’employeur. Et ce sont les entreprises qui génèrent les recettes de l’ensemble des pouvoirs publics. »
Les statistiques parlent d’elles-mêmes.
« Aujourd’hui, environ 250 000 personnes occupent un flexi-job, pour une moyenne de 100 heures par an. Parmi elles, 83 % travaillent également à temps plein. On peut certes reprocher au système d’inciter certains travailleurs à passer à un quatre cinquièmes temps afin de compléter leurs revenus avec un flexi-job. Mais cela ne concerne que 17 % des cas. C’est un aspect qui mérite sans doute d’être examiné. Il faudra déterminer si cela se fait au détriment de l’emploi classique. Je n’ai pas encore la réponse, mais il me semble légitime d’analyser cette question. »
Le vice-Premier ministre invite enfin ses partenaires de coalition à faire preuve de cohérence.
« Lorsqu’une décision est prise, il ne faut pas la remettre en question une semaine plus tard. Tout système présente des avantages et des inconvénients. Il s’agit simplement d’assurer une bonne gestion et d’identifier les améliorations possibles », conclut-il.