Jan Jambon et Theo Francken : « Faire fi du vote flamand très marqué de dimanche témoigne d’un éloignement total de la réalité »

29 mai 2019
Jan Jambon & Theo Francken

« Je crois que Monsieur Di Rupo n’a pas bien compris ce qui s’est passé en Flandre dimanche. » La proposition d’Elio Di Rupo de constituer un gouvernement fédéral minoritaire côté flamand suscite l’incompréhension de la N-VA. Jan Jambon et Theo Francken, entre autres, s’y opposent.

Sans majorité flamande

« Il n’y aura pas de gouvernement sans majorité côté flamand. Si l’on en fait déjà fi après 24 heures à peine... dans quel pays vivons-nous ? C’est inacceptable : c’est nous qui payons la note dans ce pays. La facture du PS, elle, est entièrement gratuite. Qui va payer une facture de 8 milliards ? Les Flamands », a expliqué Theo Francken de manière on ne peut plus claire sur Radio 1.

Vote flamand

Jan Jambon rejoint l’ancien secrétaire d’État à l’Asile et à la Migration. « Le vote de dimanche a été très marqué côté flamand. Mettre la partie nord du pays, qui finance la partie sud, en minorité afin de constituer un gouvernement fédéral est tellement étranger à la situation politique que cela témoigne d’un éloignement total de la réalité », a réagi Jambon sur VTM.

Autre solution

La N-VA a déjà préparé sa réponse dans le cas où Di Rupo venait à poursuivre dans sa volonté de gouverner au niveau fédéral sans majorité flamande. « Nous avons une autre solution sur la table. Si l’on observe la carte politique de ce pays, il est temps que nous fassions certaines choses nous-mêmes », a expliqué Jan Jambon.

Confédéralisme Si nous voulons changer quelque chose structurellement, nous devons changer les structures. Le confédéralisme est le changement structurel qui devrait être opéré en Belgique. Dans une confédération, la Flandre et la Wallonie auraient toutes les compétences. Elles les exercent elles-mêmes, mais peuvent également décider de gérer conjointement certaines compétences au niveau confédéral, dans leur intérêt respectif. La logique est complètement inversée : au lieu de transférer certaines compétences du niveau fédéral à la Flandre et à la Wallonie, les compétences peuvent être cédées au niveau confédéral. La collaboration forcée est remplacée par une collaboration volontaire. Devoir devient vouloir. On structure à partir du bas au lieu de scinder à partir du haut. Le confédéralisme équivaut dès lors à décider ensemble ce que nous souhaitons faire conjointement. Confédéralisme

Même son de cloche du côté de Theo Francken : « Le temps du confédéralisme sera alors venu. Cela ne signifie pas la scission de la Belgique. La Belgique continuera d’exister, de même que la famille royale, le drapeau, la Défense et les Diables rouges. Mais nous prendrons nous-mêmes le reste en charge, la fiscalité et la Sécurité sociale En Belgique, la sécurité sociale relève jusqu’à aujourd’hui du fédéral. Les principaux piliers de la sécurité sociale belge sont l’assurance maladie-invalidité (INAMI), les pensions, l’assurance-chômage et les allocations familiales, sans oublier les maladies professionnelles, les accidents du travail et les vacances annuelles. Certains partis flamands prônent depuis longtemps le transfert de (grands pans de) la sécurité sociale aux régions et communautés. sécurité sociale . »

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