Huit transmigrants (dont trois enfants) à nouveau retrouvés dans un conteneur : une concertation d’urgence et une approche ferme s’imposent

2 mars 2021
Containers

« Malgré nos demandes récurrentes, aucune action n’a encore été prise face à la transmigration, que ce soit au niveau local ou fédéral. » Le député fédéral Theo Francken et la députée flamande Maaike De Vreese tirent une nouvelle fois la sonnette d’alarme après que huit transmigrants ont été retrouvés dans un conteneur ce lundi. « Faut-il attendre de nouveaux morts ? »

Lundi, huit transmigrants, dont trois mineurs, ont été retrouvés dans un conteneur à Zeebruges et secourus par les services de police et d’urgence. Deux d’entre eux étaient pratiquement inconscients, mais il n’y a heureusement eu aucune victime. Ils étaient parvenus à s’introduire via la gare de triage.

Deux fois plus de transmigrants

D’après le parquet de Bruges, le nombre de transmigrants arrêtés la semaine dernière dans et autour du port de Zeebruges était deux fois plus élevé que lors d’une semaine ordinaire. « On n’apporte aucune solution réelle. Cette nouvelle devrait faire retentir tous les signaux d’alarme. Et pourtant, ni le niveau local ni le niveau fédéral ne se décident à agir », dénonce De Vreese. « À Zeebruges, pas moins de 1141 transmigrants ont été enregistrés l’année dernière. Cette situation problématique persistante sème le trouble et crée un sentiment d’insécurité parmi les habitants. Elle a également des répercussions financières pour nos entreprises portuaires. Ces dernières semaines, plusieurs transmigrants avaient déjà été retrouvés dans des camions frigorifiques. »

La gare de triage comme point faible

« Il s’agit de situations potentiellement mortelles. C’est pourquoi nous réclamons une approche ferme. Nous avons constaté la semaine dernière que la gare de triage constituait le point faible de notre système de sécurité. Réagissons immédiatement et de manière structurelle, et renforçons-y les contrôles », lance De Vreese.

Une concertation d’urgence s’impose

Une concertation d’urgence s’impose entre le niveau fédéral et le niveau local afin de faire face à cette problématique, estime Theo Francken. « Actuellement, les transmigrants arrêtés sont simplement relâchés un peu plus loin. Il est minuit cinq. Nous réclamons une approche structurelle, une politique ferme avec des patrouilles VIP quotidiennes, des contrôles coordonnés et une extension de la capacité des centres fermés. »

Qu’avez-vous pensé de cet article?

Indiquez ici votre score personnel
Le score moyen est de