« Beaucoup plus d’utilisateurs de Coronalert flamands que francophones »

22 décembre 2020

Coronalert, l’application belge de suivi des contaminations, pourrait être beaucoup plus efficace. C’est ce qui ressort des chiffres demandés par la N-VA : « Avec 4 %, le nombre d’utilisateurs actifs est particulièrement bas, et encore plus en Belgique francophone. Il faudrait idéalement atteindre 60 à 70 % d’utilisateurs, ce qui est impossible. »

Quatre conclusions

La N-VA tire quatre conclusions de ces chiffres, près de trois mois après le lancement de Coronalert :

  1. L’application a été téléchargée 2,2 millions de fois, ce qui peut sembler positif. Mais un téléchargement ne signifie pas nécessairement que l’on lance et utilise effectivement l’application. Il se peut même qu’on la supprime par la suite.
  2. Depuis le 30 septembre, 20 000 personnes ayant installé l’application ont été testées positives. Durant cette période, presque un demi-million de Belges ont été déclarés positifs. Le taux n’est donc que de 4 % des cas confirmés.
  3. Pire encore : à peine la moitié des personnes contaminées utilisent la fonction permettant d’avertir les autres. Cela porte le total à 2 % de l’ensemble des infections.
  4. Autre élément remarquable : les Flamands forment la majeure partie des utilisateurs, ce qui semble normal puisque la Belgique compte 60 % de Flamands contre 40 % de francophones. Mais même après pondération, les Flamands restent de loin les principaux utilisateurs. Environ un quart des Flamands ont téléchargé l’application, contre à peine 15 % des francophones.

Le gouvernement fédéral fuit ses responsabilités

Le gouvernement fédéral fuit ses responsabilités et devrait promouvoir davantage l’application, estime la N-VA. Cela pourrait se faire à travers une grande campagne faisant appel à des personnalités et à des influenceurs qui feraient la promotion de l’application, par exemple.

Moins d’utilisateurs francophones

Le fait que les francophones téléchargent moins souvent l’application soulève en tout cas des questions. Y a-t-il une différence d’attitude par rapport à la vie privée, cela est-il lié au taux de pénétration du numérique ou y a-t-il autre chose ? Il va falloir se pencher sur ces questions, conclut la N-VA. 

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