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Axel Ronse veut rendre le congé palliatif et le congé de deuil plus humains : « Donner davantage de temps aux familles pour faire leurs adieux à leurs proches »
Lorsque des familles doivent dire adieu à un être cher, chaque jour compte. Et ce, non seulement après un décès, mais aussi durant les derniers instants, si précieux, qui le précèdent. C'est pourquoi la commission des Affaires sociales de la Chambre a examiné aujourd'hui une proposition de loi visant à rendre le congé palliatif et le congé de deuil à la fois plus humains et plus flexibles. « Cette proposition offre aux travailleurs davantage de possibilités d'être présents auprès de leurs proches aux moments qui comptent le plus », souligne le président du groupe N-VA à la Chambre, Axel Ronse.
Un congé de deuil avant le décès en cas d'euthanasie
La proposition de loi, approuvée en première lecture par la commission, permettra désormais aux proches d'une personne ayant choisi l'euthanasie de prendre leur congé de deuil avant le décès.
Cette mesure répond à un besoin bien réel. En cas d'euthanasie, les aspects pratiques, tels que l'organisation des funérailles, sont souvent réglés à l'avance. Le besoin de temps et de présence auprès de la personne concernée se fait donc fréquemment sentir avant le décès.
Un congé palliatif plus souple
La réforme prévoit également davantage de souplesse pour le congé palliatif. Aujourd'hui, celui-ci doit être pris par périodes d'un mois. À l'avenir, il pourra aussi être fractionné en périodes d'une semaine ou de plusieurs semaines, à condition que l'employeur et le travailleur en conviennent.
Cette adaptation permettra aux familles d'organiser le congé en fonction des réalités de l'accompagnement. Elles pourront, par exemple, prendre une semaine de congé, reprendre ensuite le travail, puis bénéficier à nouveau d'un congé lorsque les besoins en soins l'exigeront.
« Un accord qui allie humanité et bon sens »
Pour Axel Ronse, cette réforme est bénéfique tant pour les travailleurs que pour les employeurs. Les familles disposeront d'une plus grande flexibilité pour concilier leurs responsabilités professionnelles et l'accompagnement d'un proche, tandis que les périodes de reprise du travail contribueront à maintenir un lien solide avec le marché de l'emploi et à limiter le recours aux allocations de l' ONEM L’Office National de l’Emploi (ONEM) est un institut public fédéral qui surveille essentiellement le droit à une assurance chômage en Belgique. L’ONEM est le plus grand institut public de sécurité sociale en Belgique et a pour mission principale de fixer le droit à des allocations pour chômage involontaire et le montant de ces allocations. Les services d’emploi et les formations professionnelles ont été attribués aux régions et aux communautés depuis 1989. ONEM .
« Cet accord allie humanité et bon sens. Nous offrons aux familles davantage de flexibilité dans les moments les plus difficiles, qu'il s'agisse d'accompagner un proche en soins palliatifs ou de lui dire un dernier adieu dans la dignité. Les travailleurs pourront mieux adapter leur congé aux besoins de leur famille tout en tenant compte de leur activité professionnelle. Mais surtout, nous leur donnons davantage de temps pour l'essentiel : partager de précieux moments avec leurs proches dans la dernière étape de leur vie », conclut Axel Ronse, qui tient à remercier explicitement Florence Reuter, Anja Vanrobaeys, Anne Pirson et Nahima Lanjri pour leur contribution à cette proposition.