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Assita Kanko se réjouit du renforcement de Frontex : « Renvoyer effectivement davantage de demandeurs d’asile déboutés »
Dans de nombreux cas, les personnes tenues de quitter l’Europe après le rejet de leur demande d’asile ne le font pas. À peine 32 % des demandeurs d’asile déboutés quittent effectivement l’UE. La Commission européenne veut changer cette situation en renforçant considérablement l’Agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes Frontex. L’eurodéputée Assita Kanko salue ces projets. « Grâce à cela, l’Europe pourra enfin, à terme, renvoyer effectivement davantage de demandeurs d’asile déboutés. »
Intervenir plus rapidement en cas de crise aux frontières
La Commission européenne souhaite doter Frontex de davantage de personnel, de moyens et de compétences. L’agence disposera ainsi d’une force d’intervention rapide, capable d’intervenir plus rapidement en cas de crise majeure aux frontières extérieures de l’Europe, comme lors des événements survenus à Ceuta, en Espagne.
Une réserve de 17 000 agents chargés des retours sera également créée. Ceux-ci continueront à travailler principalement pour leur propre État membre, mais pourront aussi être déployés ailleurs en Europe si nécessaire. Frontex recevra en outre des moyens supplémentaires pour surveiller les réseaux sociaux et recueillir ainsi des informations utiles à la surveillance des frontières.
La politique de retour reste le talon d’Achille
Pour Assita Kanko, le rôle accru de Frontex dans la politique de retour constitue surtout une avancée importante. « C’est précisément cette politique de retour qui reste, pour l’instant, le talon d’Achille de la politique migratoire européenne. À peine 32 % de l’ensemble des demandeurs d’asile déboutés quittent aujourd’hui effectivement l’UE. C’est beaucoup trop peu. »
La Commission propose donc de créer, au sein de Frontex, un centre de coordination spécialement consacré aux retours. Celui-ci devra centraliser toutes les informations opérationnelles pertinentes et soutenir l’ensemble du processus de retour. Cela inclut également les opérations de retour d’un pays tiers vers un autre.
Moins de démarches administratives, des procédures plus rapides
Assita Kanko soutient également la numérisation prévue des procédures de retour et de réintégration. « Grâce à la numérisation, les procédures de retour devraient, à terme, devenir nettement plus fluides et plus rapides. Les lourdeurs administratives devraient en effet être considérablement réduites. »
En tant que coordinatrice du groupe ECR au sein de la commission des libertés civiles, de la justice et des affaires intérieures (LIBE), Assita Kanko a participé ces derniers mois à l’élaboration du nouveau règlement européen sur le retour. Celui-ci doit constituer un élément essentiel de la politique migratoire européenne renforcée.
La proposition visant à renforcer Frontex va maintenant être examinée plus en détail au Parlement européen et au Conseil. Assita Kanko participera aux négociations sur ces projets au nom de la commission LIBE compétente.