Adapter la capacité au nombre de détenus et non l’inverse

21 février 2019

« Nous devons cesser d’adapter les lois, les peines et le nombre de détenus au nombre de places dans les prisons. » La N-VA dénonce la libération d’une femme de 19 ans ayant commis une agression au couteau à Mol. Elle a été arrêtée pour tentative de meurtre, mais a pu rentrer chez elle le jour même avec un bracelet électronique.

Crainte d’une nouvelle confrontation

Inacceptable, selon la N-VA. « La détention préventive électronique peut convenir dans certains cas, mais nous parlons ici d’une tentative de meurtre. Comment justifier qu’une victime, le lendemain d’une tentative de meurtre contre sa personne, doive craindre d’être à nouveau confrontée à l’auteur ? Un auteur qui a reconnu les faits, soit dit en passant », fulmine le parti.

Réduire le fossé entre la justice et le citoyen

Nous voulons que la détention provisoire électronique soit exclue pour certains crimes. « Nous avons en effet besoin de plus de clarté, surtout pour les crimes. Soit le juge d’instruction estime qu’une détention provisoire est nécessaire et le suspect se retrouve alors en prison, soit aucune détention provisoire n’est nécessaire. Mais personne ne bénéficie du flou qui règne actuellement. Au contraire, il creuse le fossé entre la justice et le citoyen, alors que nous devrions justement le réduire. »

Plus de places dans les prisons

Pour finir, la N-VA dénonce une très mauvaise habitude de notre pays, que nous devons abandonner de toute urgence : « Nous devons cesser d’adapter les lois, les peines et le nombre de détenus au nombre de places dans les prisons. Nous devons au contraire adapter la capacité à nos lois et au nombre de détenus. Et donc augmenter le nombre de places dans nos prisons. »

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