Van Bossuyt à propos de la loi européenne sur le retour : « Pas de politique d’asile crédible sans retour effectif »

21 mai 2026
Anneleen Van Bossuyt

Des négociations cruciales ont lieu aujourd’hui à Strasbourg concernant la nouvelle loi européenne sur le retour. Pour la N-VA, l’enjeu est clair : toute personne qui n’a pas droit au séjour doit effectivement quitter l’Union européenne. « Aujourd’hui, 80 % des personnes sans droit de séjour ne retournent pas dans leur pays. C’est inacceptable et cela mine le soutien à l’asile », a déclaré la ministre de l’Asile et de la Migration, Anneleen Van Bossuyt, lors d’un entretien sur Radio 1.

Pour Van Bossuyt, une politique de retour forte doit constituer la pièce maîtresse du nouveau pacte européen sur l’asile et la migration, qui entrera prochainement en vigueur. Les directives obsolètes datant de 2008 ne suffisent plus face à la réalité actuelle.

Accent sur les devoirs et les hubs de retour

La nouvelle législation européenne doit permettre de passer à la vitesse supérieure. L’un des éléments les plus débattus est la création de hubs de retour dans des pays tiers. Les personnes qui ne peuvent pas être renvoyées directement vers leur pays d’origine pourraient y être hébergées temporairement dans l’attente de leur départ effectif.

Selon Van Bossuyt, le nouveau règlement met enfin l’accent sur les devoirs du demandeur d’asile, et non uniquement sur ses droits. « Il s’agit d’une possibilité juridique permettant de garantir le retour », explique la ministre. Elle souligne que ces propositions bénéficient d’un large soutien parmi les États membres européens ainsi qu’au sein des principaux groupes politiques du Parlement européen.

Pour la N-VA, l’illégalité dans laquelle de nombreuses familles se retrouvent aujourd’hui n’est pas une alternative humaine. « Le séjour illégal constitue une infraction », affirme Van Bossuyt. « Une vie dans l’illégalité offre-t-elle une perspective durable pour des enfants ? J’en doute très fortement. Nous devons utiliser toutes les possibilités permettant un retour durable. »

Le “Brussels deal”

Outre le dossier européen, Van Bossuyt a également évoqué la situation à Bruxelles. Comme les arrivées en Belgique diminuent plus rapidement que la moyenne européenne, la ministre plaide pour une renégociation du soi-disant “Brussels deal”.

« Le gouvernement fédéral finance actuellement 2.000 places, alors qu’il n’y a besoin que de 1.000 places pour le transit. Vu la situation budgétaire de notre pays, il est tout à fait logique de réexaminer cet accord », conclut Van Bossuyt.

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