Questions fréquentes

Idéologie et objectifs de la N-VA

La N-VA est-elle un parti nationaliste?

La N-VA est un parti nationaliste flamand. Notre nationalisme se caractérise cependant par un mélange sain d’éléments civils et culturels. Nous mettons l’accent sur l’esprit Communautaire Qualifie tout ce qui a trait aux rapports entres les régions et les communautés. Ces rapports sont réglés par une législation linguistique détaillée datant de 1966 et les six réformes de l’État, de 1970 à ce jour. Il n’est toutefois pas uniquement question de conflits de nature culturelle et linguistique mais également de visions diamétralement opposées concernant la politique socio-économique, la migration, la justice, etc. Un déficit démocratique s’est créé avec deux opinions publiques scindées. communautaire que nous souhaitons concrétiser de manière inclusive. Tout individu peut devenir membre de notre communauté, à condition toutefois qu’il respecte certaines règles de base de notre démocratie ainsi que les normes et valeurs communautaires.

La Belgique semble confrontée à un problème entre deux groupes ethniques : les Flamands et les Wallons. Mais ce n’est pas du tout le cas. Car le « problème belge » n’est pas humain mais purement structurel. Au cours du XXe siècle, la Belgique s’est peu à peu scindée en deux démocraties différentes, alors que ses institutions ne se sont pas suffisamment adaptées à cette évolution. En 2009, Karel De Gucht, commissaire européen à l’époque, a résumé la situation comme suit : « La Belgique est en fait une conférence diplomatique permanente. » Par conséquent, la Flandre et la Wallonie doivent obtenir un degré d’autonomie maximal afin de pouvoir mener une politique à la mesure de leur propre communauté.

La N-VA est-elle un parti de gauche ou de droite?

Dans le domaine socioéconomique, la N-VA place la responsabilité au centre. Nous croyons aux mérites d’une économie de marché et estimons que les pouvoirs publics doivent donner toutes leurs chances aux individus et aux entreprises afin d’être en mesure de prendre des initiatives. Les pouvoirs publics doivent cependant mettre en place un cadre normatif et régulateur et organiser la solidarité entre les plus démunis et les plus nantis. Cette solidarité doit se dérouler de manière transparente, efficiente et fonctionnelle. Elle ne doit pas être un hamac mais un filet de sécurité, voire un trampoline.

La N-VA n’est en aucun cas un parti néolibéral: elle ne défend pas le principe du « laisser faire, laisser passer ». Mais nous pensons que les pouvoirs publics doivent se concentrer sur leurs tâches fondamentales et, pour le reste, laisser une marge de manœuvre suffisante aux initiatives des citoyens et des entreprises.

Sur le plan éthique, la N-VA peut-elle être considérée comme un parti progressiste ou conservateur?

La N-VA croit résolument en la force de communauté. Nous sommes un parti fédérateur de communauté. En Europe aujourd’hui, cette caractéristique est généralement considérée comme conservatrice et, malheureusement, le plus souvent empreinte d’une connotation péjorative. Nous pensons pourtant que les individus ont besoin d’une communauté au sein de laquelle ils se sentent à leur place, qui prend soin d’eux et qui leur offre un certain équilibre dans un monde sans cesse en évolution. Un monde qui peut par ailleurs représenter une menace pour les personnes faibles sur le plan économique, culturel et politique.

La N-VA est un parti qui attache une très grande importance à l’identité, aux normes et valeurs ainsi qu’aux droits et devoirs. Ce discours est, lui aussi, régulièrement qualifié de conservateur. Néanmoins, cette identité est évidemment hétérogène. Et les normes et valeurs doivent évoluer avec la société si elles veulent garder leur sens pour l’individu et la communauté. A cet égard, la N-VA a approuvé des propositions de loi relatives au mariage homosexuel ainsi qu’à l’adoption d’enfants par des couples homosexuels. Cette prise de position est, pour sa part, généralement considérée comme progressiste. Aussi les termes « progressiste » et « conservateur » sont-ils relatifs.

La N-VA est-elle un parti à vocation gouvernementale ou un mouvement d’opposition?

La N-VA ne veut pas continuer à se faire entendre inutilement depuis le banc de touche dans l’espoir de conserver sa propre virginité politique. Nous ne sommes pas un éternel parti d’opposition, mais nous nous démarquons des autres partis traditionnels belges. L’exercice du pouvoir n’est pas une fin en soi pour la N-VA, il représente seulement un instrument qui nous permet de concrétiser notre programme. Mais dès que nous estimerons que nous sommes en mesure de concrétiser un nombre suffisant d’éléments de ce programme, la N-VA n’hésitera pas à s’impliquer et à prendre ses responsabilités politiques. Ainsi la N-VA a fait partie du gouvernement flamand à plusieurs reprises. Aujourd’hui, elle participe en outre au gouvernement fédéral belge. Et la N-VA joue également un rôle dans l’administration de nombreuses villes et communes en Flandre.

La N-VA est-elle un parti anti-islam?

Nous ne pratiquons pas un nationalisme exclusif, nous n’entendons pas exclure des groupes ethniques particuliers. La N-VA est un parti chaleureux et inclusif qui offre également aux nouveaux venus l’opportunité de s’intégrer au sein de notre communauté. La N-VA est l’un des seuls partis belges à oser entamer un sérieux débat en matière d’identité, de citoyenneté, de communauté, d’intégration, d’immigration, etc.

Grâce à la N-VA, la Flandre dispose d’une propre politique d’intégration, à l’instar des Pays-Bas et de l’Allemagne. Cette politique d’intégration n’est pas une politique d’assimilation, elle se concentre sur les cours de langue, la formation professionnelle et l’emploi ainsi que sur des thèmes généraux tels que les lois, les institutions, les normes et valeurs, les droits et les devoirs. La N-VA compte d’ailleurs dans ses rangs des parlementaires d’origine étrangère, comme Zuhal Demir et Nadia Sminate. Ces personnes prouvent que tout individu qui le souhaite peut obtenir la citoyenneté flamande et ce, sans renier sa propre identité.

La Flandre et l’Europe

La N-VA est-elle un parti pro-européen?

Absolument. La N-VA souhaite une Flandre plus forte au sein d’une Europe plus prospère. La mondialisation apporte sans cesse son lot de nouveaux défis qu’il convient d’aborder au niveau supranational. Dès lors, l’Union européenne s’impose au macro-niveau. Les compétences qui requièrent une approche supranationale doivent dès lors être transférées aux instances européennes. Il s’agit, entre autres, de la monnaie, de la défense, de l’immigration, du marché interne, de l’énergie, etc. En revanche, les compétences qui traitent de thèmes plus proches des citoyens doivent être transférées à la Flandre. Pour la N-VA, la Flandre constitue le meilleur micro-niveau.

La N-VA est convaincue que la Flandre doit pouvoir obtenir une voix à part entière au sein de l’Union européenne, au même titre que les autres pays et Etats, dont certains sont parfois plus petits que la Flandre elle-même. Mais même en tant qu’Etat autonome, nous resterons liés à d’autres Etats, en premier lieu au sein de l’Union européenne, et nous maintiendrons la solidarité.

La N-VA est avant tout un parti euroréaliste qui n’hésite pas à remettre en question le fonctionnement de l’Union européenne et ce, non pas parce que nous doutons de son utilité et de son intérêt, mais parce que nous ne devons pas la considérer comme une évidence. L’Union européenne peut compter sur un soutien suffisant pour autant qu’elle sache et ose opérer des choix judicieux. C’est l’une des raisons pour lesquelles la N-VA est membre du groupe ECR au Parlement européen. La N-VA est aussi membre de l'Alliance libre européenne (ALE).

La Flandre et la Belgique

La N-VA souhaite-t-elle la fin de la Belgique?

La N-VA ne veut mener aucune révolution et ne cherche pas de sécession. Cependant, nous désirons que la Belgique évolue afin de se doter de structures plus démocratiques et plus efficaces. Aussi entendons-nous procéder par étapes. Nous croyons en une évolution graduelle dans le cadre de laquelle un nombre croissant de compétences sont transférées à la Flandre et à l’Europe et où le niveau fédéral disparaît progressivement. Notre but final est, en effet, une Flandre indépendante en tant qu’Etat membre européen, mais le chemin pour y parvenir est jalonné d’étapes et doit être parcouru dans le respect de la démocratie.

Pourquoi la N-VA souhaite-t-elle davantage d’autonomie?

La Belgique est le seul Etat fédéral au monde dénué de démocratie fédérale. A la fin des années 60, les partis politiques traditionnels (démocrates-chrétiens, socialistes, libéraux) se sont scindés pour former des partis francophones et flamands distincts car ils ne parvenaient plus à rédiger un programme commun. L’opinion publique des Flamands et des Wallons est de plus en plus divergente, ils disposent de leurs propres médias, de leur propre langue, d’une économie très différente… Petit à petit, la Belgique est devenue la somme de deux communautés et démocraties distinctes qui s’engagent sur des voies séparées tant sur le plan culturel et politique que socioéconomique.

Par conséquent, des entités fédérées plus autonomes dans la gestion de leur propre communauté seraient plus démocratiques et plus efficaces. L’inefficacité des structures belges coûte très cher au pays, nos impôts comptent parmi les plus élevés d’Europe et nos allocations et retraites parmi les plus faibles. Il est nécessaire de procéder de toute urgence à des réformes, à l’instar d’autres pays européens qui se sont engagés sur cette voie. Les points de vue opposés des Flamands et des Wallons ne nous permettront malheureusement pas d’y parvenir. Cet immobilisme met en péril le bien-être de l’ensemble de la population. Par conséquent, la N-VA souhaite que le centre de gravité de la politique socioéconomique se déplace vers les entités fédérées afin que cette politique corresponde mieux aux besoins de leurs habitants et économies respectifs. Ensuite, les deux entités fédérées peuvent s’accorder sur des compétences communes au niveau fédéral, telles que la défense et les affaires étrangères, des compétences qui, nous l’espérons, seront exercées un jour par l’Union européenne.

La N-VA souhaite-t-elle la fin de la solidarité avec la Wallonie?

Absolument pas, mais cette solidarité doit être transparente, objective et efficace. Le montant des Transferts Les flux monétaires de la Flandre vers Bruxelles et la Wallonie sont appelés des transferts. Le montant des transferts par le biais du budget fédéral, de la loi de financement et de la sécurité sociale serait de 6 à 7 milliards d’euros par an, voire de 11 milliards d’euros s’il est tenu compte du remboursement de la dette. Le montant des transferts est toujours contesté du côté francophone où les transferts sont considérés comme une mesure de solidarité. Une étude du Vives (KULeuven) a démontré que les transferts ne servent pas la solidarité mais ont plutôt un effet paralysant sur la croissance tant de l’économie wallonne que de l’économie flamande. transferts actuels entre la Flandre et la Wallonie et Bruxelles varie selon les études consultées. Néanmoins, l’évaluation la plus prudente estime ce transfert à environ 6 milliards d’euros par an. Les Flamands sont donc peut-être les citoyens les plus solidaires d’Europe. La N-VA ne souhaite pas mettre un terme à cette solidarité. Elle veut tout d’abord la rendre plus transparente et objective et, ensuite, l’organiser afin de responsabiliser les entités fédérées en matière de revenus et de dépenses. A l’instar du Fonds de cohésion au sein de l’Union européenne, les flux de solidarité dans notre pays ont pour but d’aider les régions qui éprouvent le plus de difficultés lors de périodes plus instables - mais également de les encourager à devenir plus fortes et plus florissantes afin de ne pas dépendre éternellement de ce principe de solidarité.

Pourquoi souhaiter une réduction d’échelle à l’époque de la mondialisation?

Nombreux sont ceux qui affirment régulièrement que la Flandre serait trop petite au sein d’une Europe en constante expansion. Ce point de vue est erroné car il crée une contradiction entre l’élargissement d’échelle (mondialisation) et la réduction d’échelle (localisation). Ces deux processus ne sont pas opposés, ils sont complémentaires : la mondialisation favorise la localisation. Les gros Etats multinationaux ne sont pas nécessaires pour jouer un rôle efficace sur la scène internationale. Tel est le paradoxe de la « glocalisation ». A ce propos, dans leur livre « The Size of Nations », les professeurs Alesina et Spolaore ont été les premiers à ne plus considérer dans la théorisation économique les Etats actuels comme des données définitives mais en tant que paramètres modifiables.

La mondialisation apporte sans cesse son lot de nouveaux défis qu’il convient d’aborder au niveau supranational. Dès lors, l’Union européenne s’impose au macro-niveau. Les compétences qui requièrent une approche supranationale doivent dès lors être transférées aux instances européennes. Il s’agit, entre autres, de la monnaie, de la défense, de l’immigration, du marché interne, de l’énergie, etc. En revanche, les compétences qui traitent de thèmes plus proches des citoyens doivent être transférées à la Flandre. Pour la N-VA, la Flandre constitue le meilleur micro-niveau.

La Belgique offre peu de rendements d’échelle en raison de sa petite taille, mais elle fait face à d’énormes coûts d’hétérogénéité dus à l’addition permanente de la démocratie flamande et wallonne. C’est la raison pour laquelle la N-VA opte résolument pour la Flandre et l’Europe comme niveaux de compétence principaux au-delà du niveau local. Les compétences dont les rendements d’échelle sont supérieurs aux coûts d’hétérogénéité doivent être exercées par l’Europe. En revanche, celles dont les coûts d’hétérogénéité sont trop importants doivent être assumées par la Flandre.

La Flandre n’est-elle pas trop petite pour être capable de s’en sortir seule?

Parmi les dix pays les plus prospères dans le monde (Prosperity Index), seulement trois sont grands en termes de superficie, à savoir les Etats-Unis, le Canada et l’Australie. La petite taille de l’Etat n’est donc pas un problème, pour autant que l’on prenne part de manière ouverte et efficace à la mondialisation. Par exemple, un pays tel que le Danemark est comparable en taille et en population à la Flandre et se trouve en tête de tous les classements européens.

Que deviendra Bruxelles si la Flandre devient indépendante?

Si la Belgique existe encore quelque part, c’est à Bruxelles. Alors que la Flandre et la Wallonie s’éloignent de plus en plus l’une de l’autre en termes de croissance, Bruxelles est plus que jamais considérée comme l’enfant issu de l’union vouée au divorce entre Flamands et Wallons. Les parents doivent continuer à veiller sur cet enfant. Bruxelles est en outre la capitale officieuse de l’Europe et abrite de nombreuses institutions internationales. Cette ville reste dès lors très importante pour la Flandre, bien que la population flamande de Bruxelles se soit largement réduite. C’est pourquoi la N-VA ne veut certainement pas abandonner Bruxelles.

D’un point de vue historique, Bruxelles est une ville flamande et, sur le plan géographique, elle se trouve en Flandre. Mais au fil des ans, Bruxelles est également devenue une ville francophone et peuplée de groupes ethniques issus de tous horizons. Aucun groupe ethnique n’a le droit de s’approprier Bruxelles comme bon lui semble. En cas d’un démantèlement plus important de la Belgique, il conviendra de trouver une solution adaptée à Bruxelles, lui permettant d’être gérée tant par des Flamands que par des francophones tout en respectant les groupes ethniques qui y vivent.

Qu’entend la N-VA par confédéralisme ?

En décidant d’emprunter la voie du Confédéralisme Si nous voulons changer quelque chose structurellement, nous devons changer les structures. Le confédéralisme est le changement structurel qui devrait être opéré en Belgique. Dans une confédération, la Flandre et la Wallonie auraient toutes les compétences. Elles les exercent elles-mêmes, mais peuvent également décider de gérer conjointement certaines compétences au niveau confédéral, dans leur intérêt respectif. La logique est complètement inversée : au lieu de transférer certaines compétences du niveau fédéral à la Flandre et à la Wallonie, les compétences peuvent être cédées au niveau confédéral. La collaboration forcée est remplacée par une collaboration volontaire. Devoir devient vouloir. On structure à partir du bas au lieu de scinder à partir du haut. Le confédéralisme équivaut dès lors à décider ensemble ce que nous souhaitons faire conjointement. confédéralisme, la N-VA fait le choix d’une Flandre forte au sein d’une Europe forte. En effet, le confédéralisme repose sur une plus grande autonomie des entités fédérées, un système au travers duquel elles sont libres de définir leurs compétences et leurs projets communs. Chaque entité fédérée dispose ainsi des leviers qui lui permettent de prendre son destin en main mais aussi de résoudre les problèmes qui lui sont propres, avec des solutions appropriées et en en assumant l’entière responsabilité. En outre, en accord avec nos voisins les Wallons, nous pourrons également mettre en place une collaboration optimale et ce, dans l’intérêt de chaque partie. Le confédéralisme est l’instrument grâce auquel nous sommes en mesure d’opérer les choix indispensables en matière de solidarité et de garantir notre prospérité. Ce système est la clé d’une véritable démocratie et d’une gestion efficace.