Le démantèlement des soins de santé mentale est inacceptable

7 juillet 2017

La ministre de la Santé publique Maggie De Block (Open Vld) souhaite progressivement réduire de moitié le budget du personnel de la psychiatrie de jour pour les jeunes via des normes de personnel adaptées. La psychiatrie pour enfants et adolescents ne pourra plus proposer de nombreuses thérapies, comme la thérapie par la parole et par la musique. De plus, 141 places de jour ne pourront plus être financées. « Une situation inacceptable », selon la N-VA. « Nous demandons à la ministre de revoir ses calculs et de se concerter avec le secteur et les entités fédérées. »

« Sur le budget total de la santé, seuls 6 % vont actuellement aux soins de santé mentale », indique le parti. « Toute diminution serait inacceptable, dans un secteur où le besoin n’a jamais été aussi pressant, en témoignent les interminables files d’attente. Avec ces économies au niveau de l’hospitalisation de jour, de nombreux jeunes et prestataires de soins vont se retrouver sur le carreau. »

Ne pas miner la politique flamande

Avec sa politique, De Block enterre les efforts flamands qui ont permis de transformer le nombre de lits résidentiels au profit de l’hospitalisation de jour. Ce système mise davantage sur les besoins des enfants : la journée, ils bénéficient d’une assistance thérapeutique et d'un traitement, et le soir, ils peuvent rentrer chez eux. L’hospitalisation de jour est plus accessible que les soins résidentiels.

« La répartition des compétences au niveau des soins de santé mentale est très compliquée et donne lieu à des situations kafkaïennes comme celle-ci. La Flandre doit concrétiser sa politique, mais le gouvernement fédéral peut la miner à travers ses modèles de financement », tempête la N-VA. « Il serait préférable que la Flandre puisse prendre ses responsabilités de manière totalement autonome. »

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